Crise RDC-Rwanda: la population de Goma alerte la communauté internationale lors de la marche

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Ils ont été des milliers de personnes dans les rues de Goma, ce lundi 30 octobre 2022, pour exiger à la communauté internationale de condamner fermement le Rwanda et de lui interdire d’agresser la RDC via le M23.

« Nous les jeunes, nous voulons une formation pour faire face à l’agression du Rwanda et l’Ouganda. C’est aussi pour nous une façon de lancer un appel fort à la communauté internationale d’exercer une pression sur Paul Kagame et Museveni, pour qu’ils cessent d’agresser la RDC« , s’exprime Mr Espoir dit Aspirine de la LUCHA.

Jeunes et vieux, filles et mamans, ont tous envahi très tôt le matin, les rues pour se retrouver à l’entrée président, avant de mettre le cap au gouvernorat de province, pour parachever à la petite et la grande barrières entre les villes de Goma et Gisenyi. Des chants hostiles au régime de Kigali ont été entonner, drapeau du Rwanda brûlé, avec des effigies du président Paul Kagame, où on pouvait lire RIP.

« Nous venons d’enterrer Kagame. Nous venons dire aussi à la communauté internationale (France, Royaume Uni et États-Unis) de cesser avec leur complot sur notre pays. Ici nous sommes déterminés à entrer jusqu’au Rwanda avant de mettre le cap sur Rutshuru pour attraper le M23 par nos propres mains« , s’exprime Jamal Hussein.

Pas des marchés, boutiques et magasins fermés, pas d’écoles ni du transport en commun, la population de Goma a répondue présente à l’appel des mouvements citoyens et de la société civile, pour libérer le pays des agressions du Rwanda et l’Ouganda à travers le M23, qui occupe bientôt une semaine, une grande partie du territoire de Rutshuru.

« Nous demandons à la communauté internationale de ne pas fermer les yeux quand on est entrain de nous agresser. Nous sommes entrain de dire à Mr Tshisekedi que nous ne voulons plus des négociations avec ces terroristes du M23, mais plutôt déclaré la guerre face au Rwanda« , a dit Sankara Bin Kartoum de la LUCHA.

Il sied de noter que le dispositif sécuritaire imposé par les éléments de l’ordre a barré la route aux manifestants qui étaient très déterminés à franchir la frontière pour pénétrer sur le sol rwandais, où toutes les unités de l’armée sont en alerte maximale.

Amiral Senghor et Fiston Issemwami

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