Goma : malgré l’appel du Maire, la journée ville morte a lieu

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Pas d’écoles ni universités, magasins et boutiques fermés, circulation routière avec timidité, présence des éléments de la police nationale dans des coins chauds, voilà l’image de la ville de Goma de ce lundi 26 septembre 2022, en marge de la journée ville morte organisée par la société civile et les mouvements citoyens, pour exiger : la fin de l’État de Siège, le départ de la Monusco et la reprise de Bunagana par les FARDC.

Une réussite totale pour ce premier jour, où la population de Goma est restée clouée à la maison, malgré la réalité économique actuelle, mais aussi malgré le communiqué du Maire de Goma, appellant la population à vaquer librement à leurs activités.

« Nous disons merci infiniment à la population de Goma, qui a répondu favorablement à l’appel de la société civile du Nord-Kivu. Il est inconcevable que plus de cent jours, Bunagana est toujours entre les mains du Rwanda et l’Ouganda. Nous demandons au gouvernement congolais de lancer des contres offensives pour déloger les rebelles du M23. Cela fait déjà une année que nous sommes dans l’État de Siège, mais jusque-là sa mission a échoué lamentablement« , s’explique Jacques Sinzahera, activiste du mouvement citoyen Amka Congo.

Jacques Sinzahera, activiste du mouvement citoyen Amka Congo

Les journées ville morte prévues pour ce lundi et mardi par la société civile, arrivent juste quelques jours après la mission d’évaluation de l’État de Siège par le 1er Ministre au Nord-Kivu et en Ituri, mais aussi, après que le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères ait tenu un discours d’assurance sur la mobilisation populaire, pour faire face à l’agression du Rwanda et l’Ouganda, lors de la 77e sommet de l’ONU.

Reste à savoir ce que sera la journée de ce mardi, après que celle de lundi ait été une réussite pour la société civile.

Amiral Senghor et Fiston Issemwami

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