RDC: les régimes se succèdent à Kinshasa, la tonalité à l’ONU change

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Editorial

La crise sécuritaire sévissant en République Démocratique du Congo, cause chaque année de nombreuses fissures dans le tissu socioéconomique du pays, et cela, depuis plusieurs décennies. Le nombre des morts tombés sous cette barbarie avoisinerait quelques cinq millions, selon certains observateurs indépendants, alignant cette situation à un génocide du Congo. Pendant ces vingt dernières années, les mouvements rebelles se multiplient et réduisent l’action étatique dans l’Est du pays, en connivence avec certains pays étrangers pour affaiblir le pays et exploiter les entités riches en matières premières.
La position congolaise du haut de la Tribune des Nations unies, lors des Assemblées générales passées était peu reluisante en ce qui concerne de la présentation détaillée de la situation sécuritaire, ses tenants et aboutissants. L’ancien régime vivait dans une sorte de réclusion diplomatique après des rapports poignants des organisations de droits de l’homme nationales et internationales, accusant le pouvoir sortant des violations graves, le pays se faisait l’ombre de lui-même dans le concert des nations. Le ton était plus l’ingérence des puissances étrangères dans les affaires internes( souvent politique pas sécuritaire) de la RDC, comme une quête de la souveraineté. Après les élections de 2011, les relations de la RDC avec les chancelleries occidentales se sont envenimées.

La conceptualisation de la guerre du Congo, une affaire de marchandage

Les émissaires internationaux ou les interlocuteurs dans la guerre de l’Est, proposaient de format sortie de crise moins populaire au sein de l’opinion congolaise. Réunir un peuple derrière une vision, la meilleure des manières réussir un objectif. A l’époque de traversée des troupes étrangères en République Démocratique du Congo en 1996, pour démettre le régime de maréchal Mobutu, les années qui ont suivi l’occupation rwandaise à travers la rébellion du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), avaient tristement impacté les mémoires de plusieurs congolais par l’administration des rebelles. Pour la plupart, les séquelles laissaient par ces derniers sont toujours présentes tant qu’une meilleure réparation n’est pas envisagée.

Maintenir une proximité avec le Rwanda et l’afficher vigoureusement comme l’agresseur, une chose et son contraire ?

La solution à la crise de l’Est du Congo est en partie située entre le République Démocratique du Congo et le Rwanda, toutes les voies ont la possibilité d’inspirer à une paix, a une condition, la volonté commune. En RDC, se vit une communauté importante rwandophone, située à la limite ouest de la République Rwandaise, sur plan socioculturel, il est peu probable que ces deux pays rompent leurs relations solidement. Il est question ici, de l’engagement bipartite, sans faille pour résoudre la problématique sécuritaire qui élu domicile dans tous les lobbies où le pays du président Félix Tshisekedi est présent.

Éclairer en phares sur le Rwanda pour attirer l’attention des uns et des autres sur la crise sécuritaire

Pour les populations habitant le long des frontières ouest de la République Démocratique du Congo avec le Rwanda, cela n’est pas un secret de polichinelle, l’armée rwandaise intervient malencontreusement sur le territoire congolais. Il faut le dénoncer publiquement au plus haut niveau, une clarification susceptible de marquer la démarcation entre les régimes de président Félix Tshisekedi et le président honoraire Joseph Kabila, qui suit la conception de plusieurs congolais.

 » Nous peuple congolais, sommes décidés, cette fois-ci à mettre définitivement fin à l’insécurité à l’Est de notre pays, quoi qu’il en coûte », a lancé le président congolais à la Tribune des Nations unies, en marge de 77ème session de l’Assemblée générale.

Comme pour toutes les crises sécuritaires sur la planète, le dirigeant congolais rappelle à l’organisation planétaire sur sa principale mission, celle d’assurer la paix là où le besoin se fait sentir, et la RDC en a grandement besoin. L’impression est telle que, les pays membres de l’ONU, surtout les influenceurs, notamment, ceux membres permanents du Conseil de sécurité, octroient des efforts à un endroit démesurément d’un autre. Les propos du Secrétaire général de l’ONU sur le cas des rebelles du M23 récemment ont laissé entendre cela, en ce qui concerne son équipement à rivaliser avec celui de la mission onusienne en RDC, avec plus des dix pays contributeurs en troupes et en armes. L’énergie contenue dans l’adresse du Chef de l’État congolais à l’encontre de ses pairs pour parler des maux rongeant la planète, était suffisamment dosée à en ressentir dans les réactions des congolais à l’aube de l’allocution.
A un an des élections générales, le président Tshisekedi veut à tout prix actionner tous les leviers à sa portée, notamment venue des forces multilatérales étrangères sur le sol congolais, pour honorer l’une de ses promesses pour candidater à sa réélection aux échéances prochaines de 2023.

Rossy Muhemedi

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