RDC : la Presse malgré Patrick Muyaya, il y a du gâchis

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Il est vrai que la presse est considérée comme le quatrième pouvoir aux côtés de l’exécutif, le législatif et le judiciaire dans certains pays à travers le monde.

Mais dans le cas d’espèce, les analyses montrent que la presse est faiseur de ces trois autres car, elle organise et manipule la société, qui est géniteur de ces pouvoirs.

En RDC, la loi n°96-002 du 22 juin 1996 qui régule la presse et le journaliste est très vieille par rapport à l’évolution du monde, à travers l’avènement des NTIC. Avec cette loi en vigueur jusqu’à ce jour, il suffit d’avoir un diplôme de bac, travaille dans une rédaction pour une durée donnée avec la maîtrise de quelques notions du français pour être appelé journaliste.

Mais au fil du temps, les scientifiques ont vite compris cette nécessité de faire le journalisme une faculté à part entière, affiliée aux côtés des lettres dans plusieurs universités, mais actuellement elle appartient aux sciences humaines. D’où la création de l’ISTI actuel IFASIC (Institut facultaire des sciences de l’information et communication) à titre d’exemple.

Décalage entre la loi et la réalité actuelle

Depuis plus d’une décennie, plusieurs universités et institutions supérieures de la RDC, organisent à son sein les sciences de l’information et de la communication (SIC), pour former des journalistes et communicants de l’ère actuelle.

De ce fait, les universités et institutions supérieures forment, mais la loi reste statique et intouchable pour se conformer aux besoins du moment. En ce sens, la loi actuelle continue de faire de la presse congolaise un carrefour où toutes ces personnes qui, de facto, pensent que la presse est une passion au détriment de la science.

Avec cette cacophonie, des conséquences sont très néfastes : ce noble métier « la presse » est piétiné par des imposteurs, sous la bénédiction de la loi actuelle. Par ricochet, il y a le phénomène « un mouton noir« , « le coupage« , « la censure« , aussi la prolifération des médias sur l’ensemble du territoire national.

Entre-temps, dans plusieurs pays du monde, la presse est très sécurisée, avec un rideau de fer franchissable que par ceux là qui méritent. C’est d’ailleurs le constat pour d’autres domaines (Droit, Médecine…) pour barrer la route aux usurpateurs avec la mise en place des ordres nationaux.

Malgré Patrick Muyaya, du tohu-bohu toujours et encore dans la presse congolaise

Journaliste de formation et de carrière, la nomination de Muyaya à la tête du ministère communication et médias était un ouf pour la presse congolaise. Ce cacique a donné une lueur d’espoir aux confrères mais qui visiblement, aux regards habituels, du gâchis…la presse congolaise est toujours la même.

Alors que sa place au gouvernement de Sama Lukonde était une sorte d’assurance à ses confrères, l’homme du changement de narratif, s’est vite fait emporté par ce langage politique et mettre de côté les désidératas de sa descendance scientifique et professionnelle.

De la révision de la loi sur la création et le fonctionnement des médias, du statut du journaliste…il y a à boire et manger pour ménager la presse en RDC.

Manque de d’engagement politique sérieux, les maux qui gangrènent la presse congolaise sont un véritable secret de Polichinelle, (des médias des politiques et des confessions religieuses sans capitaux/budget, sans subventions, sans ressources humaines et techniques de qualité…), Patrick Muyaya est conscient que dans les médias congolais, il y a une véritable exploitation de l’homme par l’homme, où rares sont ces journalistes avec un contrat de travail.

Pourtant il peut s’il veut !

Certes, comme il est encore ministre du tutelle, il sait toutes les procédures pour faire changer d’abord ladite loi, ensuite la durcir selon le contexte actuel. C’est juste question de volonté.

Voire des cartes de presse, des bannières de l’UNPC livrées vaille que vaille sur base de l’argent, guéguerre dans la corporation…le ministre a beaucoup de pépins, c’est juste question de volonté.

Reste à savoir quel sera le sort de cette presse congolaise si et seulement si, le gouvernement Sama Lukonde, dont fait partie Patrick Muyaya, serait dissout, sans que ce dernier ne laisse même un moindre souvenir, changement dans le quotidien de ses pairs.

Amiral Senghor

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