RDC/Assemblée nationale: la loi électorale de G13, des nouveautés pour réhabiliter la force des idées dans les campagnes au pouvoir

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Rossy Muhemedi

La présente proposition de loi électorale de groupe informel des personnalités politiques venues de toute part ainsi que la société civile(G13) en ce moment à la commission PAJ pour toilettage, jugée recevable par la plénière de l’assemblée nationale contient des nouveautés qui pouvant permettre de hausser le niveau du débat politique en République démocratique du Congo.

Depuis la promulgation de la loi électorale en 2006, certaines dispositions de celle-ci n’étaient pas appliquées au mieux, pour donner aux électeurs le vrai challenge entre candidats.

Après chaque modification de la loi électorale (2011,2015 et 2018), on avait comme impression que les opérateurs politiques diminuaient la force de souverain premier dans le choix de ses animateurs au niveau des institutions.

La place du débat perdait sa quintessence et les discours régionalistes prenaient une portion inquiétante dans les campagnes politiques dans un pays à plus de 450 tribus, divisé en quatre zones linguistiques. Un grand danger pour l’unité d’un peuple.

La réforme comme, l’interdiction de distribuer de l’argent et des biens de valeur aux électeurs pendant la campagne électorale, réhabilite la primauté des idées dans une sphère démocratique. Le pays étant classé parmi les plus pauvres au monde, soudoyer des électeurs les empêcherait de s’approprier la destinée de son territoire. Cette pratique faciliterait aux potentiels postulants encore aux affaires de détourner les deniers publics au profit de leurs campagnes en plongeant davantage ses concitoyens dans la profonde misère.

L’interdiction des suppléants membres de la famille et l’interdiction de cumul des candidatures donneront une lueur chance à des milliers de chômeurs d’accéder à la gestion de la chose publique et au lieu que cela reste familial et cela aidera à actionner la méritocratie au pays. Le retour de la présidence à deux tours, une bonne réflexion dans la mesure où le président élu, le sera à plus de 50%.

Au lieu de nous donner un président avec moins de ces pourcentages, on dirait que les calculs politiciens auraient eu raison du fameux « pour le peuple et par le peuple» lors de précédentes modifications.

Avec deux tours, le face à face doit réintégrer le débat électoral.

Dans les vieilles démocraties, même si la parole est libre, mais elle doit revêtir des caractères concrets et réalistes, sous l’appréciation du premier détenteur du pouvoir. Ce débat télévisé bascule le sondage rapidement vu les rationalités apportées par les candidats. Pour beaucoup de postulants, on dirait que la rigueur est maintenue plus sur la question de la caution que sur d’autres aspects. On nous aligne certains candidats incapables de nous sortir des discours appuyés sur les valeurs que prône la république et versent dans des débats séparatistes et incendiaires. En s’asseyant sur la naïveté ou la tolérance du peuple.

Cette loi électorale permettrait au pays, d’élire les animateurs ayant des idées plus ou moins claires et précises de la gestion du pays à l’avoir par son aspect impartial. Aux candidats de s’en approprier, une fois promulguée par le président de la république.

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